Montres occasions - Le marché du luxe et les types de montres de luxe

Le marché du luxe

Durant les 20 dernières années, le marché du luxe a beaucoup évolué. Avec la concentration financière, 3 grands groupes se sont formés. Le groupe « LVMH : Louis Vuitton-Moët Hennessy » considéré comme la 1ère marque française a été classé 26ème à l’échelle mondiale par Millward Brown dans son « Brandz Top 100 », début 2011. Selon le « CercleFinance.com », ce groupe a réalisé des ventes chiffrées à 5,2 milliards d’euros au cours du 1er trimestre 2011, soit une augmentation nette de 17% par rapport au 1er trimestre 2010. LVHM est talonné par Richemont (Cartier, Dunhill et Mont-blanc) et Gucci-PPR (Pinault-Printemps-Redoute). Le rythme de croissance de ce secteur au cours des 5 dernières années est devenu 3 fois plus rapide que celui des autres secteurs productifs ou de services. Avec l’émergence de la chine, des « Dragons » et des « Tigres » asiatiques et avec la restructuration économique de la Russie, de nouveaux clients du luxe sont apparus.

Après la mondialisation des flux touristiques, les nouveaux riches de l’est et du sud-est asiatique sont devenus des touristes consommateurs de luxe en Europe et en Amérique du nord où les prix sont 30% moins élevés que ceux de leurs pays (Japon, Corée du sud, Chine, Taiwan, Hong-Kong. . .). En plus des habitués du luxe qui forment 2% de la population, de nouveaux acheteurs sont apparus. Ce sont des gens plus jeunes pour qui, acheter un objet de luxe (montre, vêtement, parfum. . .) est un signe de réussite individuelle. Malgré la contrefaçon, l’attachement aux grandes marques d’horlogerie n’a pas diminué. En parallèle, un autre marché commence à s’affirmer. C’est celui du luxe abordable. Son développement s’explique essentiellement par la réédition en série des modèles prestigieux de montres datant de la 1ère moitié du XXème siècle. Mais, on n’est pas encore arrivé à la démocratisation du luxe. Pour certains articles, les montres de luxe neuves sont inabordables, il reste aux passionnés la solution d’acheter des montres occasions de luxe.

Les types de montres de luxe d’occasion

Les montres mythiques

Cette 1ère catégorie comprend les montres occasions de luxe qui ont connu un succès commercial inégalable au moment de leur 1er lancement. Après 2 ou 3 générations, leur image de marque est encore ancrée dans les esprits. Les montres mythiques ont été des motifs d’inspiration pour plusieurs fabricants. La maison suisse « Ebel » est présente dans ce chapitre avec sa « Sport Classic ». Ce modèle a été lancé en 1977 avec un design innovant. Son bracelet « vague » et sa boite hexagonale lui ont donné une personnalité « hors du commun ».

Avec un style classique et élégant et ses lignes douces et sculptées, la « Super Classic » est restée fidèle aux paramètres de sa marque. L’Omega Speed-master Professionnel a été lancée en 1957. La physionomie de son cadran est de la même famille que celle des tableaux de bord des voitures italiennes de son époque. En jouant sur l’opposition du noir et du blanc, ses inscriptions sont d’une clarté parfaite. En 1964, l’Omega Speed-master Professionnel était la seule montre à passer les tests de la « NASA » avec succès (résistance à des conditions exceptionnelles de températures, d’humidités, de pressions, de vibrations, de chocs et de bruit). A partir de là, on la retrouvera dans plusieurs missions spatiales telles que Gemini 3 (23/03/1965), Apollo 11 (21/07/1969) et un peu plus tard, les missions Skylab. Jusqu’à nos jours, la production de l’Omega Speed-master a dépassé les 2 millions d’exemplaires avec toujours le fameux calibre 1861.

La « Nautilus » de la marque suisse « Patek Philippe » était une création de Gérald Genta. Elle fût lancée en 1976 sous l’appellation « Jumbo ». En 1980, un modèle « acier haut de gamme » pour femmes est commercialisé. En 2004, « Patek Philippe » lance une version or gris grande taille de sa « Nautilus ». Contrairement aux autres montres luxueuses en or, la « Nautilus » s’adapte à toutes les activités (travail, sport. . .). La « Navitimer » de la marque suisse « Breitling » fût lancée pour la 1ère fois en 1952. Avec son chronographe conçu pour l’aviation et sa règle à calcul circulaire, la « Navitimer » en bracelet rigide à trous s’est vue discerner le logo des associations de pilotes et propriétaires d’avions dès 1958. La maison suisse Rolex lança le modèle « Oyster » en 1927. Oyster est la traduction anglaise de « huitre ». Ce nom fût choisi par le londonien d’origine bavaroise (Allemagne) Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex. Cette « montre-bijoux » fût portée par Mercédès Gleitze, une secrétaire britannique ayant fait l’exploit de traverser la manche en 15h15’. Son étanchéité parfaite à l’eau était indiscutable. En 1936, Rolex changea le remontage à la main par un mécanisme à remontoir automatique. En 1971, la firme légendaire lança l’« Oyster Perpétual Sea-Dweller » étanche à 1200m de profondeur ! Elle fût destinée aux plongées sous-marines. Voici une liste comprenant les 16 montres mythiques les plus recherchées par les collectionneurs. On retrouve ce classement dans une dizaine de blogs. Il s’agit de la « Royal Oak » d’Audemar Piguet, du « type XX » de Breguet, de la « Fifty Fathoms » de Blancpain, de la « J12 » de Chanel, de la « Kontiki » d’Eterna, de la « Big Bang » de Hublot, de la « portugaise » de l’IWC, de la « Reverso » de Jaeger-le-Coultre, des « Speedmaster et seamaster » d’Omega, de la « Luminor » de Panerai, des « Calatrava et Nautilus » de Patek Philippe, des « Daytona et Submariner » de Rolex, de la « Monaco » de Tag Heuer, de la « Superman » de Yema et d’ « El Primero » de Zénith.

Les montres vintage

Ce sont des montres du passé. On les qualifie aussi de montres style « rétro ». Elles appartenaient à des marques prestigieuses. Contrairement aux autres types qui sont pour la plupart copiés par des modèles contemporains, les montres occasions de luxe vintage sont de vraies montres d’origine. C’est pourquoi elles sont les cibles préférées des collectionneurs. Ce sont des montres luxueuses d’occasion. Malgré leurs prix relativement bas, comparés aux modèles neufs, il faut être très vigilent en les achetant. Une montre vintage ayant un cadran ancien avec une légère altération vaut plus qu’une autre ayant un cadran neuf, mais non original. La fabrication de la plupart des montres vintage achetées actuellement remonte aux débuts de la seconde moitié du XXème siècle (1950-1970).

Achetées à partir de 1970 avec des prix symboliques par des collectionneurs amateurs après le déferlement du quartz de l’est asiatique, ces montres valent aujourd’hui leur pesant d’or ! Contrairement aux autres firmes suisses, Rolex n’a pas abandonné les montres mécaniques et leur tic-tac. Dès 1985, quand leurs prix commencèrent à remonter, Rolex relança ses nouveaux modèles vintage avec ses anciens stocks de pièces détachées. Comme exemples, on peut citer les Rolex Sport 5513 et 5512 dont l’index ressemblait à une coquille ovale. Ces Rolex vintage se vendent aujourd’hui aux enchères à Sotheby’s pour des sommes inimaginables. Les prix de leurs pièces détachées ont suivi le mouvement. Voulant avoir leur « part du gâteau » mais manquant de technologie, les chinois commencent à investir dans la contrefaçon des Rolex vintage. Ceux qui rêvent d’acquérir une vraie Rolex vintage sont donc avertis.

Les montres occasions de luxe pour femmes

Les montres occasions de luxe pour les femmes sont naturellement féminisées. La « TAG Heuer Formula1 Lady Steel and Ceramic » est fabriquée à base d’acier et de céramique. 3 modèles « haut de gamme » de cette montre féminine portent des diamants enchassés dans leurs chatons circulaires. La version classique de la collection « Héritage » de Louis Erard se présente avec un cadran bleu, gris ou noir. Le sertissage de l’index ou de la lunette est en diamants. Le boîtier et le bracelet sont en acier inoxydable alors que le cadran, les aiguilles et l’index sont en argent. La Rolex « Oyster Perpétua Date just Special Edition » a un boitier, une lunette et un bracelet en or Everose 18 ct. Sa lunette est ornée par 12 diamants avec un sertissage dans un écrin en or gris 18 ct. Son horaire en chiffres romains, avec 12 sous forme de couronne, achève son air féminin super élégant.

« La Reine de Naples » de Breguet (groupe Swatch) a une forme ovale d’une extrême douceur. Son originalité réside dans le design de son cadran et dans l’attache de sa couronne. 12h et 6h sont marqués avec 2 gros chiffres avec comme arrière fond un autre mini cadran circulaire avec un horaire complet. Les aiguilles sont en bleu turquoise assorti à merveille au gris clair du cadran (aspect nuageux). Le modèle « Impériale » de la maison suisse Chopard représente le raffinement, le dynamisme et le style naturel d’une femme de la haute société. Avec des couvre-anses originaux et un fond d’écran nacré et ciselé, l’ « Impériale » nous rappelle le style royal. Ses aiguilles obéissent à une architecture de dagues minces et allongées. Avec un mouvement en quartz, l’ « Impériale » de Chopard se présente en version automatique ou en chronographe avec ou sans sertissage en diamants. La « J12 nano » de la marque française Chanel a un boitier en céramique. Son modèle féminin à quartz a un cadran excentrique. Sa numérotation horaire a un sertissage en diamants.

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